Dans la leçon précédente, on a vu ce qu'un manquement peut coûter. Plusieurs de ces coûts se concentrent dans un type de moment précis : l'incident majeur.
Le tronc commun a abordé la reconnaissance d'un incident en première ligne. Ici, on monte d'un cran.
C'est le moment où votre rôle de dirigeant change de nature : vous passez de la supervision quotidienne au pilotage d'une crise. La qualité de votre réponse dans les premières heures détermine en grande partie la facture finale.
Le RPRP coordonne, la direction décide
Quand un incident est signalé au RPRP, c'est lui qui prend la coordination opérationnelle : enquête initiale, contention, communication interne, documentation.
La direction, elle, décide : faut-il notifier la Commission d'accès à l'information (CAI) ? Faut-il aviser les personnes concernées ? Faut-il faire appel à un cabinet externe ? Que dit-on, à qui, et quand ?
Ces décisions ne se prennent pas seul, mais elles ne se délèguent pas non plus complètement. La direction reste imputable de la conformité, et c'est elle qui paraîtra devant la CAI ou un tribunal si la réponse a été mal calibrée.
Qualifier l'incident : risque de préjudice sérieux ?
Tout incident n'est pas un incident...