Dans la leçon précédente, on a creusé les technologies d'identification et de profilage. Cette leçon prend du recul : que faire avant d'adopter un nouvel outil marketing ? Et que faire avec les outils qui transmettent des données hors du Québec ?
Ces deux questions se rejoignent dans la pratique de l'évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (ÉFVP). C'est l'instrument que la loi met dans les mains de l'organisation pour examiner un projet avant qu'il soit déployé. Et c'est précisément en marketing que cet instrument est le plus négligé.
L'ÉFVP n'est pas un truc de RPRP : c'est un outil pour le marketing
Beaucoup d'équipes marketing voient l'ÉFVP comme une formalité administrative à éviter ou à raccourcir. C'est une erreur de perspective.
L'ÉFVP est en réalité un cadre d'analyse qui pose, avant le déploiement, les questions qu'il faudra répondre tôt ou tard. Et quand on les répond tôt, on évite les reprises coûteuses : un outil déployé qui doit être retiré, une campagne lancée qui doit être suspendue, une plainte qui aurait pu être prévenue.
Quand l'ÉFVP est-elle obligatoire ? L'article 3.3 prévoit deux familles de situations : tout projet d'acquisition, de développement ou de refonte d'un...